L’appartement est silencieux, normal, il est presque 3h du matin. J’ai le casque sur les oreilles, du plus ou moins bon son qui tourne (ma playlist est dotée de titres inavouables huhu). Là, c’est les Dandy Warhols… Stylo bic en main et cahier sur le bureau, je travaille. Brainstorm, mini-mindmap, sketches, ça prend forme. Je repars de zéro, ma proposition ne me plaît plus. Je surfe pour trouver l’inspiration. Mon son me transporte, des bribes de photos et de moments passés avec elle me viennent. L’inspiration arrive. Elle est là et je suis là à la contempler. Je suis face à ma créativité, stylo bic en main, feuille griffonnée de toute part, son dans les oreilles. Ce face à face de si bon matin, cela faisait longtemps que je n’y avais pas goûté! Je l’apprécie car quand elle est là, je me sens bien. Et cette possible incapacité à la dompter me rend fou, me fait peur et me pousse aussi à continuer. J’ai envie d’écrire une nouvelle page avec elle, ou sans. Seul le résultat nous le dira. Je suis là, naïf, as usual comme j’aime l’écrire. Là, c’est les Counting Crows. Je m’emporte vers l’anti-chambre des rêves. Il est temps.

PS pour moi… je ne l’écris pas mais je l’ai en tête.